Les acteurs de la sécurité civile et leurs missions
La protection des populations compte parmi les missions essentielles des pouvoirs publics.
L'exercice de cette responsabilité implique toutefois bien d'autres acteurs dont la diversité même est devenue une des caractéristiques de la sécurité civile.
Cette diversité est nécessaire pour faire face à la pluralité des risques pesant sur la population d'une société moderne :
- conséquences plus lourde des phénomènes naturels,
- vulnérabilité aux risques technologiques et aux effets de la malveillance,
- besoin de prise en charge publique lié à la moindre efficacité des solidarités familiales et de voisinage.
Tout citoyen, tout organisme public ou privé peut donc être appelé à un moment ou à un autre, à être acteur de sa sécurité, acteur de la sécurité civile.
Listes des principaux acteurs de sécurité civile
La préfecture de zone de défense sud, située à Marseille, elle coordonne les moyens en situation de crise lorsque les ressources départementales sont insuffisantes au regard de l'événement.
C'est le cas, lors de la lutte contre les incendies de forêt, les moyens aériens de la sécurité civile, et en particulier les canadairs, doivent être engagés.
La préfecture de département qui, sous l'autorité directe du Préfet, directeur des opérations de secours, organise la réponse à l'événement avec le concours de tous les acteurs de la sécurité civile. Elle assure également la veille opérationnelle et l'alerte des populations.
La commune, qui est le premier niveau d’intervention. Le maire est, du fait de son pouvoir de police, le premier directeur des opérations de secours. Si la crise dépasse le territoire communal, ou si un plan départemental est déclenché, le préfet devient le directeur des opérations de secours. Les communes ont par ailleurs la charge d’informer les populations sur les risques et d’organiser la réponse collective et solidaire à la crise dans le cadre des plans de sauvegarde communaux articulés aux dispositifs de planification départementaux.
Les Sapeurs-Pompiers - Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), si le secours d’urgence aux personnes ou aux biens représente 63 % de ses interventions, le SDIS est également chargé, outre la protection et la lutte contre les incendies, de la prévention, de la protection et de la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes ainsi que de l’évaluation et la prévention des risques naturels ou technologiques.
Le S A M U qui, 24 heures sur 24, tous les jours, réceptionne et régule les appels de personnes en danger ou en détresse; renseigne sur les médecins ou pharmacie de garde; traite l’urgence médicale.
Les services de police et de gendarmerie gèrent les volets ordre public des opérations de secours. Ils interviennent de façon systématique quel que soit le niveau de gravité de l’événement, pour permettre aux services de secours d’intervenir en sécurité mais aussi pour mener les premiers éléments d’enquête permettant de définir, le cas échéant, les responsabilités civiles ou pénales des personnes à l’origine des événements .
La direction départementale de l’équipement (DDE) intervient principalement pour gérer les problèmes liés au trafic routier engendré par les crises. Elle est également en charge de la veille permanente et la prise en compte du risque « inondation » avec la direction régionale de l’environnement (DIREN).
La direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF) est particulièrement en charge du risque « feux de forêt ». Elle dirige la mission interministérielle sur l’eau (MISE) et à ce titre intervient sur les pollutions aquatiques.
La direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) est en charge des crises sanitaires (épidémies, plan blanc, pollution de l’air). Elle intervient en cas de crise liée aux fortes amplitudes thermiques : plan canicule l’été, plan « grand froid » l’hiver.
La direction régionale de l’industrie (DRIRE) intervient dans les crises industrielles.
Les moyens aériens de la sécurité civile
Chaque année, les 40 hélicoptères de la Sécurité civile, mis en oeuvre par 210 pilotes et mécaniciens sauveteurs, portent secours à 10 000 personnes. Implanté dans 21 bases en métropole et 1 en Guadeloupe, le groupement hélicoptère dispose à Nîmes, d'un centre de formation des équipages et d'un centre de maintenance des appareils avec une cinquantaine de techniciens.
L'appui aérien à la lutte contre les feux de forêts est assuré par les avions de la base de Marignane. La Sécurité civile dispose ainsi d'une flotte de 25 bombardiers d'eau (Canadair, Tracker et Dash 8) et de 3 avions de liaison et d'investigation. Les bombardiers d'eau effectuent, en moyenne, 10 000 heures de vol et 18 000 largages par an.
Les démineurs
Répartis dans 20 centres et 6 antennes en métropole et outre-mer, les 307 démineurs ont trois missions principales : la neutralisation et la destruction des munitions des deux derniers conflits mondiaux ; la détection, la neutralisation et la destruction des objets suspects ; la sécurisation des voyages officiels et des grandes manifestations.
Les militaires qui, sur des objectifs précis fixés par l’autorité civile, interviennent sur les secours aux personnes ou aux biens mais aussi à titre préventif, lorsque les moyens civils nécessaires, n’existent pas ou en complément de ceux-ci. L’armée présente la spécificité
d’associer dans la mise oeuvre de ces missions, des cadres d’active mais aussi des réservistes.
Les formations militaires de la Sécurité civile renforcent les sapeurs-pompiers territoriaux lorsque les circonstances exigent un appui ou une préparation particulière face aux risques. Ces sapeurs-sauveteurs, issus de l'arme du génie, sont notamment compétents dans les domaines des feux de forêts, des risques technologiques et de la recherche de personnes ensevelies. Basés à Nogent-le-Rotrou (28), Corte (2B), Brignoles (83), les 1 500 hommes et femmes des unités d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (UIISC) participent également aux actions internationales de secours.
La Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) qui sous l’autorité d’un psychiatre référent regroupe des psychiatres, des psychologues, des cadres infirmiers, des infirmiers). Elle intervient dès qu’un accident personnel ou collectif risque de générer des traumatismes irréversibles. Elle assure des actions de formation et d’information. Elle organise des consultations régulières et est toujours présente lors d’événements à fort retentissement psychologique.
L’Office national des forêts (ONF), il joue un rôle déterminant dans la prévention des feux des végétaux et la lutte contre les feux naissants. Il contribue à la protection des populations dans les zones les plus exposées au risque de propagation des feux de forêts.
Les syndicats intercommunaux, tels ceux de l’Orb et du Vidourle, qui rassemblent les énergies et les compétences pour assurer l’expertise nécessaire à la gestion de crise et à l’alerte des populations, en appui des directeurs des opérations de secours ;
Les radios de service public, et en particulier France Bleu Hérault qui, dans le cadre des conventions passées pour la gestion de l'information de crise, diffusent régulièrement des bulletins d'information (et des consignes de comportement) à l’attention des populations.
Les associations de sécurité civile :
En assurant les formations de base aux premiers secours, au brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique et des formations de recyclage, ils permettent entre autre l'armement par des bénévoles ou professionnels qualifiés, des postes de secours lors des grands rassemblements, dans les piscines ou sur les plages. Elles interviennent lors de catastrophes ou sinistre au côté des secours publiques.
Les Associations départementale des radioamateurs de la sécurité civile (ADRASEC) mobilise les radios amateurs du département pour renforcer les moyens de transmission radio des pouvoirs publics.
Les sociétés d’ambulances privées.
Le médecin de famille ou le médecin de garde.
Les réserves communales.